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Sélection

Au nom de mes roses : Cosy Rose (Lebrun, 2017)

Il y a dans mon jardin le plus adorable des rosiers... un nuage de minuscules fleurs d'un ton rose pâle  qui s'éclaircit à mesure que les corolles s'épanouissent.

Ce rosier est une création de Jean-Lin Lebrun, de la pépinière Mela Rosa. Il a été officiellement baptisé en 2017, et a rejoint le jardin en novembre 2018. Je vous l'avais alors présenté dans un article, en compagnie de sa petite famille.

   Avec ses 30x50cm, 'Cosy Rose', puisque c'est son petit nom, est petit mais a tout d'un grand... un coussin dans lequel on se loverait bien ! Regardez-moi ces toutes petites fleurs... c'est bien trop mignon !

Comme mes autres Mela Rosa, il s'est montré tardif cette année. Les photos ont été prises à la mi-juillet, à l'apogée de sa première floraison... c'est-à-dire quand beaucoup de rosiers préparent leur remontée! Cela ne l'empêche pas lui-même de déjà préparer la sienne.

'Cosy Rose' est un tout-terrain, comme de nombreuses créations de Jean…

Club des cinq : des annuelles qui se ressèment seules

Marie-Claude a signé il y a peu le grand retour du club des cinq. Le thème, c'est les annuelles, mais pour me permettre de limiter mon choix parmi toutes les annuelles semées et cultivées depuis quelques années, j'ai décidé de me concentrer sur cinq annuelles qui me font le plaisir de se ressemer seules. 

Quoi de mieux que des annuelles qui reviennent chaque année sans que l'on s'en occupe ? Elles se déplacent dans les massifs ou d'un massif à l'autre au gré du vent ou des transplantations, et viennent se marier avec chaque année des plantes différentes, mais toujours dans un accord parfait. Autant vous dire que je vous recommande chaudement de les inviter dans votre jardin 😊

Briza maxima, ou grande amourette (50cm de hauteur)

J'avais acheté une touffe de briza lors d'une bourse aux plantes, elle m'avait été vendue comme vivace. J'y avais cru car il existe bien des variétés de briza vivaces (media et minor), sauf que là, ce n'était pas le cas. Les épillets sont plus grands, et la plante plus haute, de telle manière qu'elle se remarque davantage dans les massifs. Ils font leur apparition dans un beau vert acidulé, avant de prendre des teintes "épi de blé" à mesure que l'on avance dans la saison. Bien qu'elle ne soit pas vivace, cette graminée est revenue l'année suivante en grand nombre sans que je m'en soucie. 

Comme toutes les graminées, celle-ci a le don de pouvoir se marier avec n'importe quelle plante. Dans mon jardin, elle trouve sa place dans le massif du pommier qui bénéficie d'une exposition mi-ombragée (ombre le matin et soleil l'après-midi). Elle fait sensation auprès des rosiers auxquels elle apporte une touche sauvage et légère, ou avec d'autres annuelles.

Il y a trois semaines, j'ai pu repiquer de nouveau plusieurs semis spontanés au pied des rosiers du massif. Le repiquage ne semble pas lui poser de soucis, elle n'en tient pas rigueur et continue de se développer ensuite. Le semis dirigé est assez facile lui aussi, mais je vous avoue que je ne m'embête plus de ce côté-là avec elle !

Briza maxima, seule...


Avec la lumière du matin qui joue à travers ses épillets, c'est comme ça que je la préfère.


Briza maxima, accompagnée...


A tous les stades d'épanouissement, elle se marie parfaitement avec les plantes du massif.


Nigella damascena, jolie envahisseuse (40 à 60cm de hauteur)

Il s'agit, je crois, de la première annuelle que j'ai semé au jardin. J'avais reçu un sachet de graines en cadeau je ne sais où il y a déjà quelques années et depuis, la belle nigelle a colonisé tous les coins du jardin. Elle se trouve facilement dans ses coloris bleu ou blanc, mais elle existe aussi en rose et dans des tons plus ou moins soutenus. Chez moi, il n'est pas rare que la version bleue démarrent sa floraison teintée de blanc ou que la version blanche présente une coloration bleue en son centre. 

Cette annuelle se retrouve dans mon jardin partout, puisque ces petites graines voyagent facilement lorsque la terre est déplacée ou souvent jusqu'au compost. Bien qu'elles préfèrent une exposition ensoleillée où elles seront plus florifères, elles peuvent aussi fleurir sans grande peine dans des coins plus à l'ombre (comme sur le talus au nord de la maison). C'est une plante aussi généreuse en fleurs qu'en graines, ce qui fait qu'elle est extrêmement prolifique voire même un peu envahissante. Aucun soucis à se faire cependant, les semis sont très faciles à arracher. De plus, la nigelle produit une racine pivotante qui je suis sûre participe à l'ameublissement du sol.

Ses coloris pastels me permettent de la laisser pousser où bon lui semble pour combler les trous, puisqu'elles se marient avec tout. Ses capsules de graines sont aussi intéressantes, et très graphiques... à mettre dans les bouquets ou à conserver durant l'hiver. Il s'agit d'une annuelle sans chichi mais qui fait son effet pendant longtemps. A noter que le feuillage est aussi joli, une vraie dentelle.

Nigella damascena, seule...


Nigella damascena, accompagnée...


Avant de quitter la nigelle, sachez qu'il existe un grand nombre de variantes aussi annuelles.
Elles sont cependant plus timides chez moi, à l'image de la nigella papillosa ci-dessous,
mais elles méritent aussi bien le détour avec leurs jolies couleurs et leur fragilité.


Cerinthe major, une découverte du SOL (30 à 40cm de hauteur)

Voilà une plante que j'ai découvert lors de ma première édition du SOL en 2018, et depuis elle ne quitte plus le jardin. Son semis est extrêmement facile, et le semis spontané encore plus ! Chez moi, les nouvelles pousses apparaissent à l'automne et passent l'hiver tranquillement. Je n'hésite pas à déplacer les jeunes plants, ils supportent bien la transplantation. Le feuillage n'est pas forcément magnifique au début du printemps mais c'est vite oublié à mesure que les petites pousses prennent de l'ampleur. 

Ce qui fait l'attrait principal de la cerinthe, ce ne sont pas ses fleurs mais son feuillage bleuté. A noter que la version que je vous présente ci-dessous n'est pas forcément la plus intéressante, il en existe une autre avec un feuillage qui prend des teintes violettes au niveau des fleurs. Ses petites fleurs en tube ne sont pas non plus à négliger, elles plaisent grandement aux butineurs. Se forment ensuite de petits fruits ronds et noirs, qui tombent au sol une fois mûrs et assurent la descendance de ces belles. 

Ce qui lui sied parfaitement, c'est une exposition mi-ombragée comme au jardin. C'est dans le massif du pommier qu'elle évolue également. Ici, elle se marie très bien avec les briza maxima et nigella papillosa citées précédemment. Les semis de l'automne 2019 sont déjà près à prendre la relève !

Cerinthe major, semis spontanés...


Cerinthe major, seule...



Sous le soleil ou sous la pluie, je ne sais pas ce que je préfère !


Cerinthe major, accompagnée...


Avec la briza maxima... je fond devant cet accord parfait.


Myosotis, un bleu ciel pour fêter le printemps (30 à 40cm de hauteur)

Pour celle-ci, l'histoire commence avec l'achat de godets en jardinerie. J'avais pris une version bleue, et une version blanche que j'avais plantées dans ma grande jardinière en pierre devant la maison. L'année suivante, les pieds avaient disparu... et puis au fil du temps, la version bleue a trouvé son chemin jusqu'au grand talus à l'est où elle ne cesse d'assurer le spectacle chaque printemps depuis.

Il existe plusieurs variantes du myosotis, alpestris et sylvatica, et bien que j'ai oublié depuis, je dirais qu'il s'agit de la première. Les semis spontanés se glissent dans les interstices et prennent toute la place qu'on pourrait leur laisser. Au début du printemps, c'est une myriade de petites fleurs bleues qui se déploient, un festin pour les butineurs et un plaisir pour nos yeux. Comme les annuelles citées plus haut, le myosotis s'arrache très facilement et supporte également la transplantation. Si on le croit disparu une fois l'été venu, on les retrouve toujours en nombre l'année suivante.

Alors oui, c'est une annuelle extrêmement "simple" peut-être, mais c'est surtout une valeur sûre dont je ne pourrais plus me passer. Elle a le mérite de fleurir quand peu d'autres le font déjà, et son bleu pâle s'accorde avec les feuillages et les premières floraisons en apportant du peps dans les massifs, bienvenu à la sortie de l'hiver. Alors pourquoi s'en priver ?

Myosotis, seul...


Myosotis, accompagné...


Ipomea purpurea, une floraison tout l'été (jusqu'à 3m d'envergure)

Pour changer un peu des annuelles présentées en amont, voilà une annuelle cette fois-ci grimpante. L'ipomea purpurea est une proche cousine du liseron dont on n'arrive difficilement à se débarrasser, sauf que celle-ci est annuelle et présente de multiples couleurs et formes intéressantes. J'ai reçu les graines lors des échanges du SOL, je vous avoue pas plus convaincue que cela par ce que ça allait donner. Leur place était cependant toute trouvée: elles habilleraient les fils de fer qui maintiennent le treillage des fruitiers en palmette. Et finalement, l'essayer, c'est l'adopter.

Au jardin, cette ipomée se décline dans deux teintes : l'une rose et l'autre dans un bleu qui tire sur le violet. J'ai essayé de cultiver d'autres variantes depuis (blanche ou double) mais avec beaucoup moins de succès. Après les avoir semées la première année de manière dirigée, je me contente désormais d'extraire les graines mûres de leurs capsules à l'automne (elles ont tendance à rester là-haut sinon) et de les répandre sur le sol là où je souhaite qu'elles poussent. Les jeunes pousses apparaissent tranquillement au printemps et prennent vite possession du support que je leur offre grâce à leurs tiges volubiles. Cette capacité qu'elles ont de s'enrouler autour de leur support peut même vous aider pour tuteurer vos plantes : pour les pois de senteur qui ont du mal à s'accrocher par exemple, ou même pour les tomates il parait.

Ce que j'aime chez cette ipomée ? Son semis spontané, c'est certain, mais également ses jolies feuilles en forme de cœur et ses fleurs qui se succèdent durant tout l'été jusqu'à l'automne, tant que la météo le permet. Les fleurs ne durent pas longtemps mais sont belles à tous les stades: avant l'éclosion, après l'éclosion mais aussi au premier stade de la fanaison lorsqu'elles se referment. Et puis, un fil de fer, c'est assez moche... camouflé par une ipomée, ça devient tout de suite plus beau ! Aucune plante ne leur tient compagnie, elles suffisent à remplir le rôle que je leur ai donné.

Ipomea purpurea, à tous les stades de la floraison...



Voilà pour ce petit tour d'horizon des cinq annuelles qui me ravissent chaque année. Beaucoup  de jardiniers rechignent à inviter ces plantes dans leur jardin, de peur que celles-ci ne demandent trop de travail avec le semis et la transplantation. Avec ces cinq annuelles-là, vous avez la solution ! On travaille un peu la première année et puis pour les suivantes, c'est à elles de jouer. Ce serait dommage de se priver d'elles alors qu'elles se font belles pendant de longs mois sans aucun soin particulier.

Et vous, avez-vous aussi des annuelles qui se ressèment seules chez vous ?

De mon côté, je ne me contente pas d'annuelles qui se ressèment spontanément mais en avoir quelques unes au jardin, c'est non négligeable pour alléger la "corvée" des semis. Pour découvrir ou redécouvrir les autres annuelles qui peuplent le jardin et dont je vous ai déjà parlé sur le blog, je vous invite à cliquer sur le libellé "annuelle" en bas de l'article. 

Sur ce, je vous souhaite une très belle fin de semaine !
Pour moi, je sais déjà qu'elle sera belle car je retrouve mon jardin 😊

Commentaires

  1. Toutes font le bonheur de mon jardin, sauf l'ipomée qui n'a jamais voulu sortir de terre chez moi (en même temps je n'en suis pas très fan, ça tombe bien). Mais les quatre autres sont une vraie bénédiction pour mon jardin! Pas de semis, pas d'entretien, pas de limaces, juste quelquefois un peu d'éclaircissage quand ces dames s'étalent un peu trop ;-)
    Bisous, Véro.

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    1. C'est marrant que les ipomées soient capricieuses chez toi, car dans mon jardin elle pousse et se ressème dans une terre ingrate (argileuse et compacte). Tu as bien essayé les coloris "classiques" ? Elles ont un look un poil trop "exotique" pour moi mais là où elles sont, je les aime bien ;)
      Et oui, ces annuelles sont bien pratiques pour nous mais aussi bien belles :D
      Bisous

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    2. Le jardin de Béa28 février 2020 à 11:19

      Les nigelles ont colonisé tous les massifs et j'en arrache beaucoup. J'ai découvert les cerinthes grâce au SOL et elles sont presque en fleurs. J'aime les pavots et les ancolies qui se ressèment au gré du vent.
      Jolies photos de ton jardin.

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    3. Les ancolies, c'est de la triche, ce sont des vivaces ;)
      Pour ce qui est des pavots, ils ne se plaisent pas chez moi pour mon plus grand désespoir... quelle chance tu as !
      Merci pour ton passage Béa, belle fin de semaine.

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  2. J'adore les tapis bleus que forment les myosotis dans ton jardin, chez moi, ils se ressèment par parcimonie. Si je devais faire un top 5 des annuelles qui se ressèment le mieux, ce serait les nigelles de Damas, les pavots somnifères, les cerinthe major, les lunarias annua (biannuelle ;) ) et les cosmos. Bon week-end !

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    1. Peut-être que petit à petit, tu seras envahie par les myosotis !
      Il est beau ton top 5. J'aime beaucoup aussi les lunnaria annua mais biannuelle effectivement! Les cosmos, il se ressème aussi au jardin mais pas autant que celles que j'ai citées.
      Bon week-end à toi :)

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  3. Très jolie sélection... Je les adore toutes aussi. Tes photos sont vraiment très très belles !
    Ma fille adore l'amourette elle en fait de petits bouquets avec des pâquerettes et des coquelicots qui me font fondre de tendresse..
    Tes cerinthes me donnent envie d'en semer encore. J'ai reçu quelques graines que je vais aller plantouiller ça et là. C'est vrai qu'elle est sans souci!
    Bisous Claudine

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    1. Merci beaucoup Marilyn ! Ils doivent être beaux ces bouquets ;)
      Allez, hop, au boulot... c'est parti pour les semis.
      Bisous, bon week-end !

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  4. Bonsoir Claudine! Je sors ma calculette et je me dis...mais il y en a beaucoup plus que 5!
    Non, non! Tu comptes bien, mais tu les aimes tant, tes cinq annuelles, que tu en parles...parles...pour notre plus grand bonheur! Tu les évoques en solo, en duo, en trio même et encore bien plus!
    Ce sont en quelque sorte, les vêtements "tout terrain" de la garde-robe du jardin, elles vont avec tout!
    En retour...belle fin de semaine aussi...dans ton jardin!
    Bises,
    Carole.

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    1. Exactement, ce sont les "must-have", les "indispensables" pour le jardin... ;)
      Bisous!

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  5. Je ne savais pas que l'ipomée se ressemait tout seul !
    Le myosotis, je n'en peux plus de le trouver partout. Je lui fais la chasse, je n'en veux plus !
    La nigelle est nouvelle dans mon jardin et déjà pousse où bon lui semble. Je vais devoir la canaliser !

    Bon weekend.

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    1. Chez moi en tous cas, elles se ressèment ! Pour le myosotis, il y a une variété blanche pour changer mais je pense qu'elle retourne à l'espèce type au bout d'un moment. N'hésite pas à canaliser la nigelle, elle galope si on la laisse faire ;)

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  6. Belle idée que de présenter des annuelles qui ont la bonne idée de se ressemer seules, c'est beaucoup moins de travail ! ;-))
    Tes photos sont très belles .

    Ici les Ipomées ne se ressèment pas toutes seules, tes autres plantes oui.
    les Cerinthes major se ressèment en saison puis les petits pieds gèlent en hiver et j'oublie toujours de les rentrer en pots.
    Bonne journée

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    1. Merci beaucoup! C'est marrant que les ipomées se ressèment chez moi, peut-être est-ce dû au climat doux qui leur plait ? S'ils gèlent, c'est bien dommage effectivement... mettre un petit pied à l'abri ou récolter quelques graines et c'est reparti :)

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  7. Comme c'est agréable ces jolies photos de fleurs. Et comme s'est instructif d'en apprendre un peu plus sur les annuelles que je ne connais pas bien. Chez moi, peu d'annuelles se ressèment spontanément (sans doute parce que je les utilise peu... mais ça va changer). Mais tout de même, je retrouve des pavots tous les ans ici et là. ça va sans doute changer car j'ai découvert recemment tous les avantages des annuelles alors que je ne jurais que par les vivaces. je profite de ce commentaire pour te remercier pour ton envoi du SOL : les graines demandées PLUS d'autres surprises. merci mille fois, je m'en occuperai bien (et mille excuses pour le retard de mes remerciements). Bisous et bonne soirée.

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    1. Tout un monde s'ouvre à toi ! Il y a tellement de variétés chez les annuelles qu'on y perd vite la tête ! Merci beaucoup pour ces nouvelles de mon courrier, j'avais peur qu'il ne se soit égaré. Bisous!

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